Se réorienter après 50 ans, c'est possible!

François Xavier N

Une réorientation et reconversion réussies. Informatique ou documentation, il s’agit toujours de gestion de l’information !

Après trente années passées en société de services en ingénierie informatique (comme ingénieur de développement, puis comme responsable de maintenance / chef de projet et, enfin, comme manager technico-commercial),  la fatigue commençait à se faire sentir : il était grand temps d’envisager une réorientation professionnelle ! 

J’ai toujours aimé les livres, la littérature et l’histoire : mon rêve avait longtemps été de devenir bibliothécaire ou archiviste. Le moment était enfin arrivé de mettre en en œuvre un tel projet ! J’avais cependant bien conscience des difficultés à venir : une formation solide à mon futur métier était indispensable, pour que je sois en mesure de le pratiquer de façon intéressante. 

Le fait que l’EBD soit une école professionnelle, sa localisation géographique en plein Paris, tout comme le contenu de son offre de formation m’ont rapidement amené à postuler pour le cursus de gestionnaire de l’information en deux ans. 

L’enseignement dispensé à l’EBD, combiné à plusieurs stages (notamment, en cabinet de conseil en propriété industrielle et cabinets d’avocats internationaux), m’a permis d’acquérir non seulement les fondamentaux du métier de bibliothécaire-documentaliste, mais également de goûter à la matière juridique. Sur ce, le cabinet LLR, où j’avais fait un stage en première année, me recontacte en me proposant un poste en CDI : marché rapidement conclu ! 

Me voilà donc embarqué depuis quinze mois au sein d’une petite équipe de spécialistes en propriété industrielle. L’appellation officielle du poste occupé, « bibliothécaire-documentaliste », ne rend qu’imparfaitement compte de la diversité de mes activités : j’interviens certes pour la gestion du fonds documentaire (papier et électronique), mais plus encore en recherche documentaire et en veille juridique, les dossiers clients restant, quoi qu’il en soit, prioritaires. Ainsi, aussitôt embauché, j’ai été amené à participer à la réponse à plusieurs appels d’offres. De nombreuses recherches en matière de marques et de brevets me sont régulièrement confiées, en amont du travail des juristes et ingénieurs du cabinet. Ces recherches, très diverses, me permettent également de mieux appréhender les besoins du cabinet en matière de documentation et de veille. 

Au départ, les défis à relever étaient bien sûr nombreux, à commencer par la barrière de l’âge : ils ont pu l’être grâce à la bienveillance de tous (personnels, enseignants et étudiants de l’EBD, maîtres de stage, nouveaux collègues de travail). 

Au final, une réorientation réussie. Informatique ou documentation, il s’agit toujours de gestion de l’information ! Bien que je ne sois pas réellement devenu bibliothécaire, je me suis rapproché des utilisateurs finals et des contenus, ce qui était probablement l’un de mes espoirs secrets. Les ingrédients de cette réussite ? Une envie, plus encore un besoin et une volonté de changement ; la capitalisation, tout au long de ma vie professionnelle, sur quelques compétences transverses : sens du service client, rigueur et curiosité intellectuelle ; mais, aussi, une formation de qualité à mon nouveau métier, longue et essentiellement pratique.